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Plagio
Ecrit: Friday 29 August 2008 à 13:43


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J'ignorais que P. vindobonensis était devenue P. taurica. Pourriez-vous me dire depuis quand ça date et qui en est à l'origine? Cela m'interesserait vraiment. Comme quoi, je suis encore loin de tout connaitre sur Plagiolepis. Cela m'éviterais d'écrire des bêtises par la suite..

Au printemps, j'aurais besoin de récolter quelques colonies de P. taurica (ou vindobonensis), P. schmitzii, et P. pallescens pour une étude scientifique sur ces espèces. Si je pouvais avoir un petit coup de main de votre part pour trouver des populations à récolter, ce serait vraiment hyper sympa.
Pareil pour P. grasseï, mais là, je crois que c'est quasiment la quête du Graal

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Plagio
Ecrit: Friday 29 August 2008 à 09:08


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CITATION(cékiki @ vendredi 29 août 2008 à 01:15) *
Je passe pour noter cette curiosité : sexués présent en avril mai dans le département, et on recommence fin août. Au moins deux fois dans l'année./quote]
Curieux en effet. Je n'avais jamais entendu parler de cela. Peut-être est-ce du à un biotope un peu particulier. Comment était le matériel du nid?

Sûrs que c'était du pygmaea? A ma connaissance, vindobonensis se trouve aussi dans la région je crois et distinguer les 2 espèces est loin d'être facile...
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Plagio
Ecrit: Thursday 28 August 2008 à 12:26


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Magnifiques photos jordan thumbsup.gif

J'en ai profité pour éditer mon poste initial, les photos de gynes de pygmaea manquant jusque là. Et c'est là qu'on voit ceux équipés de materiel pro et ceux qui font avec les maigres moyens du bord...
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Plagio
Ecrit: Thursday 07 August 2008 à 15:22


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CITATION(noar12)
Mais surtout sur le deuxième mâle (celui en haut), on croirait voir des cicatrices...?

Quelle est l'espérance de vie des mâles?


Juste un reflet je pense. Pas vu de cicatrices à la bino en tout cas.

Je dirais que les mâles vivent quelques semaines, le temps pour eux de féconder les femelles... Mais le sex-ratio est fortement biaisé femelle chez xene (plus de femelles que de mâles), ce qui ne pose guère de soucis les mâles pouvant féconder plusieurs femelles, et évolutivement assez logique les femelles étant plus "intéressantes" que les mâles chez des parasites sociaux consanguins.
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Plagio
Ecrit: Thursday 07 August 2008 à 10:27


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Quel Rabat-joie ce Diacamma wink.gif

Je viens de rajouter une photo de mâles, comme prévu cool.gif
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Plagio
Ecrit: Tuesday 05 August 2008 à 15:42


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rolleyes.gif Je rajouterais sous peu des photos de mâles et de gynes (ailées) de P. pygmaea.... tongue.gif

Et j'essaierais de vous faire part des résultats de mes recherches au fur et à mesure de leur publication. mrgreen.gif
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Plagio
Ecrit: Tuesday 05 August 2008 à 15:37


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Oui, j'ai vu votre photo. Mais difficile alors de dire qui est un mâle et qui est une femelle desailée (fécondée dans l'année ou les années précédentes). Les mâles étant aptères, les accouplements ont lieu au sein du nid (confirmé par la génétique). Les gynes ailées peuvent donc être relativement rapidement fécondée par les mâles présents sur place.
Hormis la présence d'aile, seul le genitalia (appareil reproducteur mâle) permet de faire la différence entre mâles et femelles. Autant dire que sur photo, c'est généralement impossible. Pas de différences dans la taille des yeux donc.
  Forum: Photos de fourmis · Prévisualisation du message: #94796 · Réponses: 7 · Lectures: 3 928

Plagio
Ecrit: Tuesday 05 August 2008 à 14:55


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Comme promis à aclcla, je viens d’éditer mon message initial afin d’y rajouter des photos de sexués de xene : 2 mâles et 1 gyne ailée.
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Plagio
Ecrit: Tuesday 05 August 2008 à 14:47


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Je n'ai clairement pas vos talents de photographe, mais j'avais promis des photos de sexués de xene, alors voilà 2 mâles et 1 gyne ailée.



Les mâles ont une gynecoïdie très poussée, c'est à dire qu'il ressemblent très fort aux femelles. Les mâles étant aptères, s'il y a des ailes, vous êtes certains d'avoir des femelles. Pour être sûr d'avoir des mâles, il faut aller le chercher le genitalia pour être sûr. Et vu la taille de la bestiole (1 mm), bon courage

  Forum: Photos de fourmis · Prévisualisation du message: #94783 · Réponses: 7 · Lectures: 3 928

Plagio
Ecrit: Thursday 17 April 2008 à 12:47


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Quand D. Dewulf arrive encore à faire parler de lui

Sans vouloir relancer le débat, cela ayant été déjà bien assez fait avec le torchon de la voix de Nord et le pseudo-reportage de TF1, mais j'aimerais préciser juste une chose. J'ai eu confirmation de mes différents collègues qu'aucun laboratoire scientifique ou faculté n'a jamais acheté des fourmis par ce biais. C'est d'ailleurs totalement ridicule de le penser quand on connait les crédits dont nous disposons et les prix auquels il vend ses fondations. Enfin, quand on voit que son commerce lui permet de réaliser un chiffre d’affaires d’environ 130.000 euros, on comprend pourquoi il se défend avec tant d'ardeur et n'hésite pas à reléguer les questions écologiques au second plan...
  Forum: Myrméco-café · Prévisualisation du message: #82154 · Réponses: 2 · Lectures: 1 289

Plagio
Ecrit: Wednesday 16 April 2008 à 11:39


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Je n’ai pas de définition précise pour le thigmotactisme, mais je dirais que c’est une tendance qu’ont certains animaux à maintenir un contact particulier. Cela peut-être la paroi verticale d’une boîte de pétri pour des fourmis, une roche pour des poissons, ou des congénères pour des cloportes par exemple.
Dans le cas présent, les Plagiolepis apprécient de se retrouver dans un coin qui leur offre ainsi 3 surfaces de contact.

A l’occasion, je me présenterais peut-être… mais dans la section appropriée, pas ici. Néanmoins, pour faire rapide, disons que mes recherches portent sur Plagiolepis.

Merci k2rantitache pour tes judicieuses remarques sur les photos. J’ai corrigé smile.gif

Pour les échantillons, c’est bon alors ? plus besoin ? Sinon, pour les photos, il y a peut-être moyen de s’arranger. Faudrait juste que je connaisse vos besoin et demande à mon photographe tongue.gif J’ai plusieurs centaines de P. xene vivantes en ce moment dans mes colonies…

Concernant l’identification d’espèces, je suis très très loin d’être un spécialiste. Je suis un très mauvais taxonomiste. Je sais juste reconnaitre les espèces que de vrais spécialistes m’ont déjà montré et que j’ai l’occasion de voir régulièrement. Par exemple, n’ayant pas encore eu l’occasion de voir des P. grasseï in vivo, je ne suis pas certain que je saurais les distinguer des P. xene autrement que par la présence des ouvrières. Désolé.

D’un point de vue de la phylogénie moléculaire, P.schmitzi et P.vindobonensis sont assez proches mais néanmoins bien distinctes. Pour en avoir plus ou moins parlé avec l’un des plus grands taxonomistes européens, Xavier Espadaler, il ne m’a pas semblé qu’il considérait ces 2 espèces

Enfin, question alimentation, je viens d’expérimenter une nouvelle source de nourriture (une préparation composée d’Agar, d’œuf, de sucre et de vitamines pour les principaux ingrédients) qui fonctionne très bien en plus du miel.
  Forum: Mise en place des fiches · Prévisualisation du message: #82015 · Réponses: 32 · Lectures: 25 924

Plagio
Ecrit: Wednesday 16 April 2008 à 10:15


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Jolies photos :-)
  Forum: Photos de fourmis · Prévisualisation du message: #82008 · Réponses: 7 · Lectures: 3 928

Plagio
Ecrit: Friday 04 April 2008 à 14:17


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En réaction au reportage de TF1 sur D. Dewulf diffusé le 3 avril 2008 au journal de 20h, j’ai décidé de retirer du forum Antslab toutes les informations que j’avais pu fournir sur Plagiolepis, en signe de protestation face à ce commerce de fourmis que je ne saurais cautionner. ces informations figurent désormais sur acideformik mrgreen.gif

J’ai également envoyé le courrier ci-dessous à la rédaction de TF1:

CITATION("Plagio")
Bonjour,

Je souhaiterais réagir au reportage intitulé « Savez-vous ce qu’est un myrmécologue ? » que vous avez diffusé le 3 avril 2008 dans le journal de 20h présenté par Patrick Poivre D’Arvor.

Tout d’abord, un myrmécologue n’est pas un éleveur de fourmis mais une personne qui les étudie. Ce mot tire son origine du grec myrmecos et legos qui signifient littéralement fourmis et étude. Pour rebondir sur le sujet précédent de votre journal, un ornithologue serait-il devenu un éleveur d’oiseau pour TF1 ?

Dominique Dewulf est bien connu des vrais myrmécologues. Il élève de milliers de fourmis dans un but purement commercial. Tout au long de votre reportage, vous présentez D. Dewulf comme un scientifique, ce qu’il n’est nullement. Ce que vous présentez comme son laboratoire n’est rien d’autre qu’une salle d’élevage. Il n’analyse pas le comportement de ces insectes à l’aide de son binoculaire dans un but scientifique, comme le ferait tout vrai éthologue, mais uniquement afin de s’assurer de la commercialisation de ses colonies. Le même but est poursuivi lorsqu’il vérifie la présence de parasites. Si les myrmécologues de l’Université de Tours ont pu se procurer des fourmis auprès de D. Dewulf, ce fut à titre exceptionnel. C’est à ma connaissance la seule équipe CNRS qui en ait été cliente. Il est regrettable que vous suggériez dans votre reportage que la clientèle de D. Dewulf soit avant tout scientifique, alors qu’elle est essentiellement composée d’amateurs peu éclairés.

Le crédit que vous apportez à ce commerçant est navrant. Outre le fait que vos informations sont erronées, TF1 cautionne par ce reportage un commerce largement décrié par les personnes qui s’intéressent de manière sérieuse et respectable aux fourmis, qu’ils soient amateurs ou professionnels. Je vous invite ainsi à consulter le site acideformik.com, un forum où les amateurs de fourmis dénoncent une telle commercialisation de ces insectes.

D. Dewulf a créé un forum semblable, akolab.---. Celui-ci permet à de très nombreux amateurs d’échanger sur leurs différents lieux de récolte ou d’observation d’espèces de fourmis et sur la manière la plus adaptée pour les élever. C’est notamment grâce à ce genre d’informations que D. Dewulf put développer sa société. Mais il n’en est bien évidemment pas fait état aux amateurs qui fournissent naïvement ces informations. La communauté qui s’est créé autour de ce site fournit à D. Dewulf à la fois un large réseau d’amateurs qui lui fournissent les fourmis qu’il revend ensuite mais également une bonne part de sa clientèle.

Il n’existe en France aucune réglementation sur les fourmis, contrairement à ce qui peut exister en Suisse par exemple. A l’heure où la prise de conscience écologique devient de plus en plus forte, il me semble tout à fait regrettable de mettre en avant ce genre de commerce.
Je ne sais pas précisément comment D. Dewulf récolte ses fourmis, mais j’espère qu’il est assez responsable pour ne pas piller des colonies naturelles. Malheureusement il est à craindre qu’il n’en aille pas de la même manière pour tout le monde. En faisant l’apologie d’un tel commerce, il serait regrettable de soutenir un effet de mode pouvant amener aux mêmes conséquences écologiques dramatiques qui suivirent le commerce des tortues de Floride voilà une vingtaine d’année. En France, il existe déjà plusieurs espèces invasives. Le risque est donc bien présent (http://www4.ncsu.edu/~bsguenar/Internationnal%20trade.htm). En diffusant un reportage sur D. Dewulf et son commerce de fourmis, vous avez sans nul doute conscience que vous lui fournissez un formidable coup de pub. Encourager cette mode me parait irresponsable.

La question du pouvoir d’achat est un sujet souvent repris ces derniers temps dans la presse. Plutôt que de vanter les mérites d’un site commercial, vous auriez pu indiquer comment il est possible d’acquérir gratuitement et écologiquement une colonie de fourmis. Cela limiterait sans doute par la même occasion le risque de dérives néfastes à la biodiversité.

Il me semble qu’en tant que journalistes, vous vous devez de faire preuve de sérieux et de fournir des informations exactes aux millions de téléspectateurs qui regardent votre journal tous les soirs. Je regrette vivement que cela n’ait pas été le cas hier soir. J’ose espérer que les journalistes de TF1 ne basent pas leurs reportage sur ce qui a pu être publié dans « La Voix du Nord » (l’édition du 23 mars 2008 comporte un article sur le même sujet) mais vérifient un minimum les informations qui leur sont données.

Si l’envie vous prenait à l’avenir de faire un reportage sérieux sur ce qu’est un myrmécologue, je vous invite à contacter Laurent Keller de l’université de Lausanne, Serge Aron de l’université de Bruxelles, Christian Peeters de l’université de Paris 6, Alain Lenoir de l’Université de Paris 6 ou encore Luc Passera de l’université de Toulouse pour ne citer qu’eux.

Nicolas Thurin, chercheur FNRS de l’université de Bruxelles
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Plagio
Ecrit: Friday 04 April 2008 à 13:50


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Plagiolepis pygmaea :

Cette espèce de petite taille est très répandue dans le Midi de la France. La population ouvrière varie de quelques centaines d'individus à plusieurs milliers selon l'âge de la colonie. L'espèce est le plus souvent polygyne, le nombre de reines variant habituellement de 5 à 30, mais il peut y en avoir d'avantage (chiffre record: 281). Dans la région toulousaine, P. pygmaea niche essentiellement dans la terre des talus exposés au Sud et à l'Ouest, mais on les retrouve aussi sous des pierres plates, calcaires ou schisteuses. (Extrait de la thèse de L. Passera 1969)

Gynes de 3,4 à 4,5 mm, pourvues d’antennes à 11 articles (Le Masne 1956)
Ouvrières de 1,2 à 2,4 mm (Le Masne 1956)
Mâles de 1,5 à 2mm, pourvus d’antennes à 12 articles (Le Masne 1956)

Les reines de Plagiolepis pygmaea, plongées quotidiennement dans l’acétone, n’inhibent plus la ponte des œufs reproducteurs des ouvrières, ce qui montre l’existence d’une phéromone royale épicuticulaire soluble dans les solvants organiques (Passera 1978).
La compétition pour l’accès à la nourriture (par l’intérmédiraire des échanges trophallactiques avec les ouvrières) se traduit, dans les colonies polygynes pures pygmaea, par une baisse de la fécondité individuelle des reines (Passera 1969).

Plagiolepis pygmaea est une espèce polyandre, c'est-à-dire que les femelles s’accouplent avec plusieurs mâles (en moyenne avec 2,89 mâles [1-6]) (Trontti et al. 2007). La « polyandrie par convenance » semblerait expliquer ce cas particulier chez une espèce hautement polygyne.

Les différentes populations étudiées génétiquement présentent un important taux de consanguinité (Trontti et al. 2005) vraisemblablement du à un relatif isolement des populations (résultant d’une faible dispersion des sexués) et à des accouplements au sein des nids entre apparentés (Trontti et al. 2007).


1 reine accompagnée de 10 ouvrières, dont la physogastrie est ici bien visible


1 reine et 2 ouvrières à la physogastrie bien marquée


Gros plan sur une reine de P. pygmaea


Gynes de P. pygmaea


Mâles autour d'une ouvrière.

Je ferais ici référence aux techniques d’élevage employées durant plus de 20 ans par L. Passera (Passera 1969), spécialiste mondial de Plagiolepis, que j’agrémenterais de mon expérience personnelle le cas échéant.

Le nid d’élevage :

Il est constitué par une boîte en matière plastique de 6 cm de diamètre. Le fond est percé d’un trou de 3 cm de diamètre fermé par une toile en nylon. Au dessous de cette boîte s’en trouve une deuxième semblable contenant une éponge humide assurant grâce aux mailles de la toile nylon une humidité convenable en même temps que l’eau de boisson (l’éponge affleure la toile). Dans la boîte supérieue, autour de la toile, on coule une couronne de platre de Paris large de 1,5 cm assurant un substratum favorable aux fourmis. Un trou grillagé dans la paroi circulaire verticale assure l’aération et évite la condensation. Un leger morceau de verre, planté verticalement et perpendiculairement à la même paroi, crée un angle favorable au thigmotactisme des fourmis et forme un pôle d’attraction pour la colonie. Enfin le couvercle de la boîte est muni d’un disque de verre facilitant les observations.



Température d’élevage :

Après étude du thermopréférendum, la température de 26°,5 +/- 0°,5 a été sélectionnée. Il est important d’éviter les variations trop importantes de température, pouvant entraîner de la condensation dans les nids ainsi la mort de nombreux individus par noyade.

Il convient de faire hiberner les fourmis de novembre à mars entre 8 et 10°C afin de relancer la ponte des reines et obtenir des sexués au printemps (issus de larves hivernantes).

Hygrométrie :

L’éponge humide apporte un taux d’humidité très élevé.

Lumière :

L’obscurité totale est préférable, mais la lumière durant les périodes d’observation ne les dérange pas outre mesure.

Nourriture :

Constituée exclusivement par du miel donné en excès. Je conseille de déposer quelques fines gouttes de miel sur un petit morceau de papier aluminium, afin d’éviter le développement de moisissure dans le nid (enlever le papier aluminium si le miel n’est pas rapidement consommé et mettre une plus petite dose la prochaine fois. Autrement par osmolarité, le miel a tendance a capté l’humidité ambiante et former alors de grosses gouttes d’hydromel dans lequel se noient les fourmis)

Néanmoins d’après Fizban, elles ne rechignent pas devant un grillon (mais attention au pourrissement)

Nombre d’ouvrières :

Afin d’assurer le maintien de la société un minimum de 300 ouvrières est préconisé. La taille maximale de la colonie dépend du volume du nid (au-delà d’une trop forte densité, une mortalité importante est constatée)

Nombre de reines :

Quelques reines suffisent. Le rapport optimal de productivité est estimé à 1 reine pour 300 ouvrières.



Plagiolepis xene :

Parasite inquilin de Plagiolepis pygmaea (Passera 1964)
Gynes de 1,2 à 1,3 mm, gastre à 5 segments (Le Masne 1956)
Mâles de 1,2 mm, aptères, gynécoïdie très accentuée, gastre à 6 segments (Le Masne 1956)
Pas d’ouvrières (Le Masne 1956)
Ponte en juin et émergence des adultes en août, pas de couvain dormant donc (Passera 1964)
Hostilité des ouvrières et non des reines de P. pygmaea (barrière au parasitisme) (Passera 1964).
Pas d’essaimage (Passera 1964).

Plagiolepis xene exerce une action parasitaire sur son hôte P. pygmaea qui se traduit par une forte diminution (de près de 50%) de la fécondité de cette dernière (Passera 1966).
P. xene réduit fortement la production en ouvrière de l’hôte en mangeant ses œufs (oophagie) (Passera 1972).
P. xene influence la distribution des reines de Plagiolepis pygmaea, avec un plus haut niveau de dispersion dans les colonies parasitées. (Passera et al 2001).

Les populations sont généralement par un ou au plus quelques individus, rendant ces populations hautement vulnérable génétiquement (Trontti et al. 2006).

(Afin de les préserver, je ne divulguerais pas sur ce forum l’emplacement des populations parasitées que je connais. Inutile de demander donc.)


Gros plan


2 reines P. xene et 1 ouvrière P. pygmaea


2 reines...


2 mâles et 1 gyne ailée.



Plagiolepis grassei :

Les reines de Plagiolepis grassei inhibent la ponte des ouvrières de P. pygmaea, contrairement aux reines de P. xene (Passera 1967).
Plagiolepis grassei diminue de près de la moitié la ponte de P. pygmaea (Passera 1969).
Les ouvrières de Plagiolepis grassei, malgré une gynécoïdie marquée, sont incapables d’inhiber la ponte des ouvrières de P. pygmaea (Passera 1977).

Il s'agit d'une fourmi parasite social vrai au sens où l'entend Le Masne (1956). Les ouvrières n'existent qu'en petit nombre: 1 à 25. Le nombre de reines varie de 1 à 20 et les sociétés sont très souvent polygynes: il arrive qu'il y ait plus de reines grassei que d'ouvrières de la même espèce. Bien entendu il n'existe pas de sociétés seulement composées de P. grassei; il s'agit d'un parasite social permanent de P. pygmaea; d'ailleurs toutes les tentatives faites pour réaliser des élevages isolés ont échoué. C'est une espèce excessivement rare. (Extrait de la thèse de L. Passera 1969)

Parasite inquilin de Plagiolepis pygmaea. (Le Masne 1956)
Reines de petite taille (2 à 2,4 mm). (Le Masne 1956)
Possède des ouvrières mais en petit nombre (quelques dizaines seulement pour une à dix femelles fécondes) (Le Masne 1956).
Ouvrières produites après les sexués, de 1,7 à 1,9 mm, ayant une tendance à la gynécoïdie, possédant des ocelles (Le Masne 1956).
Mâle de 1,8 à 1,9 mm, présentant une gynécoïdie sensible, pourvus d’antennes à 11 articles (le Masne 1956)


Une reine P. grasseï, accompagnée de 3 de ses ouvrières (plus claires et plus petites) et de 7 de P. pygmaea[/align]



Références:

• Le Masne G., 1956. recherches sur les fourmis parasites. Plagiolepis grassei et l’évolution des Plagiolepis parasites. C. R. Acad. Sc. Paris D 243 : 673-675

• Passera L., 1964. Données biologiques sur la fourmi parasite Plagiolepis xene Stärcke. Insectes sociaux XI(1) : 59-70.

• Passera L., 1966. Fécondité des femelles au sein de la myrmécobiose Plagiolepis pygmaea Latr. – Plagiolepis xene Satr. (hyménoptères, Formicidae). C. R. Acad. Sc. Paris D 263: 1600-1603.

• Passera L., 1967. Inhibitions interspecifiques déclenchées par les femelles fécondes des Fourmis parasites Plagiolepis xene St. Et Plagiolepis grassei Le Mas. Pas. C. R. Acad. Sc. Paris D 265: 1721-1724.

• Passera L., 1969. Interactions et fécondité des reines de Plagiolepis pygmaea Latr. Et de ses parasites sociaux P.grassei

• Passera L., 1972. Longévité des fourmilières de Plagiolepis pygmaea Latr. Infestées par le parasite social Plagiolepis xene St (Hymenoptera : Formicidae). C. R. Acad. Sc. Paris D 275: 409-411.

• Passera L., 1977. L’absence d’effet royal chez les ouvrières gynécoïdes de la fourmi parasite social Plagiolepis grassei (Hym. Formicidae). C. R. Acad. Sc. Paris D 285: 1447-1449.

• Passera L., 1978. Mise en évidence d’une phéromone inhibitrice de la ponte des ouvrières chez la fourmi Plagiolepis pygmaea Latr. (Hym. Formicidae). C. R. Acad. Sc. Paris D 286: 1507-1509.

• Passera L., Gilbert M. & Aron S., 2001. Social parasitism in ants: effects of the inquiline parasite Plagiolepis xene St. on queen distribution and worker production of its host Plagiolepis pygmaea Latr. Insectes sociaux 48: 74-79.

• Trontti. K., Aron S. & Sundström L. 2005. Inbreeding and kinship in the ant Plagiolepis pygmaea. Molecular Ecology 14: 2007-2015.

• Trontti. K., Aron S. & Sundström L. 2006. The genetic population structure of the ant Plagiolepis xene – implications for genetic vulnerability of obligate social parasites. Conservation Genetics 7: 241-250.

• Trontti K., Thurin N., Sundström L. & Aron S., 2007. Mating for convenience or genetic diversity? Mating patterns in the polygynous ant Plagiolepis pygmaea. Behavioral Ecology 18(2):298-303
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