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Version complète: [Ethologie] - Comment les fourmis repèrent-elles une fourmi morte ?
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k2rantitache
Hey I'm Dead!' The Story Of The Very Lively Ant


CITATION
All Things Considered, April 1, 2009 · Here's a question — not one that's on everybody's lips, granted — but a question nonetheless: How do ants know when another ant is dead? E.O. Wilson, now the most celebrated, most eminent ant scholar in the world, wanted to know.

Am I dead?

When Ed Wilson was a young assistant professor at Harvard in the 1950s, he observed that when ants die — and if they're not crushed and torn apart — they just lie there, sometimes upside down, feet in the air, while their sister ants (almost all ants in a colony are ladies) walk right by without a glance. That is until about two days after an ant's passing, Ed discovered, when the corpse appears to emit a chemical signal that changes the living ants' behavior dramatically.

All of a sudden what was once a pile of gunk on the colony floor becomes a "Problem to Be Solved." Once the signal is in the air, any ant that happens by grabs the corpse and carries it through the colony to a refuse pile designated the graveyard and dumps it on a mound of also-dead ants.

Ed, who would revolutionize the study of ants by exploring their ability to communicate with smell, decided to figure out what chemicals equal "I am dead" to an ant.

In his autobiography, Naturalist, he wrote: "I thought, maybe with the right chemicals I could create an artificial corpse."

In our broadcast on All Things Considered, Ed describes how he researched the likely chemical constituents of "I am dead."

"They included skatole, a component of feces; trimethylamine, one of the essences of rotting fish; and several of the more pungent fatty acids that contribute to rancid human body odor," Ed says. "For weeks, my laboratory smelled like the combined essences of sewer, garbage dump and locker room."

Finally, after much sifting and mixing, Ed discovered that oleic acid — just a teeny drop of it — was all the ants had to sniff to think "DEAD!" And, because he could — Ed had a colony parked in his Harvard lab so he could watch them endlessly — one day he took a drop of the chemical and gently deposited it on an ant that had the misfortune of walking by.

That poor ant is the main subject of our radio story. Ed describes how as soon as he dabbed the ant, the next ant that came near grabbed his ant, slung it on its back, hiked over to the graveyard and though the ant was very much alive — "kicking, you know," says Ed — flung it onto the refuse pile.

Dead is what you smell — not what you see — if you are an ant. So, though it tried to clean itself over and over, the minute it returned to the colony, it was grabbed, carried and slung back on the pile.

"Didn't you take pity?" I asked Ed. "You started it! Didn't you give it a shower or something?"

"No, I was trying to see if I could create the 'Living Dead,'" he says, while making zombie motions with his head and hands. He confesses that it took the ant "roughly an hour or two" to get clean enough to return to regular business.

Yes, Ed was naughty, and yes he had a wonderful time offending all the folks on his floor in the biology department. But what Ed was discovering is that most organisms on Earth do not communicate by sight and sound. He was among the first to realize that an enormous number of creatures — ants included — share information by taste and smell, even if those smells are what technological sophisticates would call "yucky.


source : http://www.npr.org/templates/story/story.p...oryId=102601823

extrait audio en anglais ici arrow.gif http://www.npr.org/templates/player/mediaP...amp;m=102618925
Nolan
Sympa l'anecdote thumbsup.gif
Citrouille-Man
Hého, je suis morte !
L'histoire d'une fourmi parfaitement vivante.



Tout bien considéré, 1er avril 2009 · Une question se pose — pas de celles qu'on trouve sur toutes les lèvres, pour le moins — mais une question toutefois : Comment font les fourmis pour savoir que l'une d'entre-elles est morte ? M. Edward O. Wilson, le plus reconnu et le plus éminent spécialiste des fourmis au monde à présent, voulait le savoir.

Suis-je mort ?

Lorsque Edqard O. Wilson n'était encore qu'un jeune professeur assistant à Harvard, dans les années 50, il avait remarqué que, lorsque les fourmis mourraient et si elles n'étaient pas découpées ou écrasées, elles restaient là, les pattes en l'air, pendant que leurs sœurs (la quasi totalité des fourmis d'une même colonie sont sœurs) passaient à côté sans s'en soucier. Ce n'est qu'au bout de deux jours seulement que Wilson pu comprendre, au passage d'une fourmi, que le cadavre émet alors un signal chimique changeant radicalement le comportement des autres fourmis.

Tout d'un coup ce qui n'était qu'un amas répugnant sur le sol de la colonie devient un "Problème à résoudre". Une fois ce signal chimique émis dans l'air toute fourmi passant à côté saisit le cadavre pour le transporter directement et à travers toute la colonie à un tas de déchets que nous appelons le cimetière pour l'y jeter sur le tas des autres cadavres.

Edward, qui allait révolutionner l'étude des fourmis en découvrant leur capacité à communiquer par les odeurs, décida de chercher quels étaient ces agents chimiques traduisant ce "Je suis mort"en langage fourmi.

Dans son autobiographie, Naturaliste, il écrit : "Je pensais qu'en choisissant les bonnes molécules je pourrais fabriquer un cadavre artificiel." (d'où Werber = plagieur tongue.gif )

Dans notre documentaire "Tout bien considéré", Edward Wilson décrit comment il a cherché les constituants chimiques pouvant traduire le "Je suis mort".

"On a pris du "skatole", un composant des fèces, de la triméthylamine, une odeur du poisson pourri et de nombreux composant (acides) présents, entre autres, dans l'odeur rance du corps humain. Pendant des semaines mon laboratoire a empesté comme si on y avait déversé un égout, un dépotoir et le contenu d'un vestiaire sportif."

Enfin, après nombreux tamisages et mélanges, Edward a découvert que les acides oléiques - en à peine une minuscule goutte - était ce que devaient sentir les fourmis pour penser "C'EST MORT".
Et, parce qu'il le pouvait - Edward avait une colonie de fourmis en élevage dans son labo à Harvard donc il pouvait les observer à l'envi -, un jour il déposa doucement une goutte du mélange chimique sur une fourmi qui vit alors le malheur s'abattre sur elle.

Cette pauvre fourmi est le sujet principal notre documentaire radiophonique. Edward y décrit comment, à partir du moment où il a "parfumé" la fourmi, la première à la croiser ensuite l'a prise sur son dos et, bien qu'elle soit restée parfaitement vivante - "Elle se débattait vous savez", précise Edward -, est allée jusqu'au cimetière où elle l'a jetée sur le tas d'ordures.

La mort est ce que vous sentez - pas ce que vous voyez - si vous êtes une fourmi. Donc, bien qu'elle essayait de se nettoyer encore et encore, à la seconde où elle retournait à la colonie elle était attrapée, emmenée et jetée sur le tas d'ordures.

"N'avez-vous pas eu pitié ?" demandais-je à Edward, "C'était de votre faute ! Ne lui avez-vous pas donné une douche ou fait quelque chose ?"

"Non, j'étais en train d'essayer de voir si je pouvais créer la "Mort vivante" dit-il tout en faisant, avec la tête et les bras, des mouvements comme un zombie. Il a avoué qu'il a fallu à la malheureuse fourmi "en gros une heure ou deux" pour redevenir assez propre et retrouver une activité normale.

Oui, Edward a été méchant, oui, ça l'a amusé d'incommoder tout son personnel de laboratoire mais ce qu'Edward était en train de découvrir, c'est que la plupart des organismes vivant sur Terre ne communiquent pas par la vue ou l'ouïe. Il est un des premiers à avoir réalisé qu'un nombre phénoménal d'êtres vivants - fourmis incluses - ne partagent l'information que par le goût et l'odeur même si ces odeurs sont regroupées, selon les techniciens plus raffinés, sous le vocable de "dégueulasse".
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PIZZ

Trés sympa cette histoire thumbsup.gif
Hydraméthylnon
Yo Man,

J'ai revu et corrigé ta traduction. C'est plus fluide et j'y ai levé tes doutes.
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Pingus
exelent!
il est trop fort ce gars!
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