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Version complète: Comment faire des études en myrmécologie?
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AquilA67
J'ai vu que dan cette même section, il y a eu il y a peu de temps des questions sur le sujet. Moi aussi, j'aimerais faire de la recherche en myrmécologie. J'ai donc quelques informations.

Le meilleur moyen pour faire de la recherche en myrmécologie, c'est déjà faire un bac S avec spécialité biologie. Beaucoup de gens croient que l'option est décisive, mais en réalité peu importe l'option que vous choisissez. D'après mon expérience, mieux vaut éviter l'option maths car par la suite, ça ne sert plus à rien. Je conseille donc fortement les options physique/chimie et forcément biologie.

Une fois le bac S terminé, l'idéal c'est de rentrer en prépa BCPST. La BCPST (pour Biologie, Physique, Chimie, Sciences de la Terre) est une CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles). En abrégé, c'est la prépa bio. Autant dire que pour y entrer, il faut avoir des bulletins de première et terminale en béton. La BCPST se déroule en 2 ans à l'issue desquels il y a un concours. Pour espérer faire de la recherche en myrmécologie, il faut accéder soit à AgroParisTech (ex INA-PG), soit à Agrocampus Ouest (ex ENSA de Renne). Dans ces deux écoles, il est possible d'accéder à des Masters Recherche pour ensuite enchaîner sur un Doctorat.

Si on est pas pris en prépa BCPST, c'est pas dramatique. Il est aussi possible d'y arriver par la fac à condition d'être major de promo (= premier de la classe en gros). Il faut impérativement choisir une Licence en biologie, qui va se dérouler en 3 ans. A l'issue de ces 3 ans, soit on passe le concours B pour accéder à AgroParisTech et Agrocampus Ouest, soit on continue par un Master (2 ans) et un Doctorat (2 ou 3 ans je crois).

Ca c'est ce que je sais. Seulement, j'ignore quelles Licences et quels Masters permettent ensuite d'aboutir dans cette voie. Je viens de sortir de BCPST après avoir loupé deux ans de suite mes concours et je dois donc m'inscrire en fac. D'où ma question : quelle Licence dois-je choisir pour après ne pas me fermer de porte en ce qui concerne la myrmécologie et l'éthologie?

J'espère avoir illuminé certains et que d'autres à leur tour m'illumineront mrgreen.gif .
Citrouille-Man
C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'informations là dessus. Les personnes qui finissent dans la myrmécologie avaient rarement un but concernant les fourmis dès le début me semble-t-il...
Il serait peut-être aussi intéressant de poster ça sur AntArea...

Etudes de Laurent Keller
turok-rex
donc pour être entomologiste faut prendre bio aussi? ou une autre voie?
AquilA67
Merci du conseil Citrouille-Man =)
Tengu84
CITATION(turok-rex @ jeudi 30 juillet 2009 à 21:30) *
donc pour être entomologiste faut prendre bio aussi? ou une autre voie?


Turok-rex, tout myrmécologue est entomologiste mais tout entomologiste n'est pas myrmécologue. Je pense que c'est les mêmes études à la base sauf qu'à un moment on doit se spécialiser... (après...) smile.gif
Citrouille-Man
Oui, enfin les labos qui travaillent sur les fourmis doivent aussi être pour un certain nombre dans la chimie, pharmaceutique et insecticides rolleyes.gif .

En plus, l'étude d'un insecte social comme les fourmis reste quand même assez différente de l'étude des autres insectes (où, je crois, il y a encore moins de recherches...).
Tengu84
CITATION(Citrouille-Man @ vendredi 31 juillet 2009 à 00:07) *
Oui, enfin les labos qui travaillent sur les fourmis doivent aussi être pour un certain nombre dans la chimie, pharmaceutique et insecticides rolleyes.gif .


bon pour nous débarasser des ******* invasives et donner des pseudos à nos chers Tahitiens, il faut bien des fois... wink.gif
turok-rex
CITATION(Tengu84 @ jeudi 30 juillet 2009 à 23:21) *
Turok-rex, tout myrmécologue est entomologiste mais tout entomologiste n'est pas myrmécologue. Je pense que c'est les mêmes études à la base sauf qu'à un moment on doit se spécialiser... (après...) smile.gif


c'est ce que je pensais, mais je cherchais confirmation.Merci victory.gif !
Gaia
Salut,

La marche à en Belgique :

- Commencer par les 3 années de Baccalauréat en biologie. (Peut être essayer de prendre quelques cours d'éthologie en option)
- Ensuite faire les 2 années de Master en écologie (de préférence). Il faudrait essayer de trouve le mémoire et le stage en rapport avec la Myrméco ==> essayer à l'ULB, il y a un service d'Eco-Etho Evolutif, où il y a beaucoup de fourmis (j'ai déjà été y faire un stage), et où Serge Arons travail(lais ?)
- Puis essayer de faire un doctorat (presque obligatoire pour çà) dans le domaine, pourquoi pas à l'ULB aussi.


Gaia
AquilA67
Merci pour ces précisions. Après renseignements, ce qu'il faut chercher en premier ce n'est pas une Licence mais un Master. Une fois que t'as trouvé un Master qui te plait, il faut regarder avec quelle(s) Licence(s) ilest possible de rejoindre le Master désiré et bingo.

En ce qui me concerne, je vise un Master Ecophysiologie et Ethologie (l'éthologie, à savoir l'étude du comportement animal dans son milieu, est un thème qui m'intéresse énormément) à l'Université de Strasbourg et pour y accéder, n'importe quelle Licence en biologie convient. Je vais donc opter pour une Licence Biologie Cellulaire et Physiologie.

J'espère que ce post sera utile à un ou une myrmécologue en herbe smile.gif

Si des gens ont des informations supplémentaires, je pense que ça peut intéresser du monde, parce que c'est vraiment dur de trouver de la doc là dessus.
Kinette
CITATION(Tengu84 @ jeudi 30 juillet 2009 à 22:21) *
Turok-rex, tout myrmécologue est entomologiste mais tout entomologiste n'est pas myrmécologue. Je pense que c'est les mêmes études à la base sauf qu'à un moment on doit se spécialiser... (après...) smile.gif
Bien dit Tengu! thumbsup.gif


CITATION(Citrouille-Man @ jeudi 30 juillet 2009 à 23:07) *
Oui, enfin les labos qui travaillent sur les fourmis doivent aussi être pour un certain nombre dans la chimie, pharmaceutique et insecticides rolleyes.gif
Je pense qu'il faut être prudent et ne pas généraliser... rolleyes.gif mais il est vrai que la meilleure stratégie pour une équipe de recherche est de se diversifier pour couvrir le plus d'axes de recherche possibles d'une discipline donnée. Par exemple, j'ai fait mes premiers pas en myrmécologie au sein de l'équipe "Biologie des Interactions" au laboratoire EDB de l'Université Paul Sabatier de Toulouse qui bossait à la fois sur l'écologie, le comportement, la diversité, les interactions fourmis-autres organismes (chimie, comportement, génétique...), et même les espèces envahissantes. Par contre, ils n'ont jamais bossé pour les labos pharmaceutiques ou la mise au point d'insecticides... ça c'est plutôt des boîtes privées et des bureaux d'étude qui font ça.

CITATION
En plus, l'étude d'un insecte social comme les fourmis reste quand même assez différente de l'étude des autres insectes (où, je crois, il y a encore moins de recherches...).
Je ne pense pas qu'il y ait moins de recherches sur les autres insectes dits "non sociaux". rolleyes.gif Tout dépend du groupe considéré... exemple: les coléoptères (scarabées, longicornes, charançons, coccinelles,...), les diptères (mouches, moustiques, taons,...), les lépidoptères (papillons) pour lesquels il y a énormément de travaux de recherche, car comme très diversifiés, ils ont un impact important sur la santé des écosystèmes.
Kinette
CITATION(Citrouille-Man @ jeudi 30 juillet 2009 à 19:18) *
C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'informations là dessus. Les personnes qui finissent dans la myrmécologie avaient rarement un but concernant les fourmis dès le début me semble-t-il...


CITATION(turok-rex @ jeudi 30 juillet 2009 à 20:30) *
donc pour être entomologiste faut prendre bio aussi? ou une autre voie?


Je vais vous parler de mon cursus... un peu atypique... et il est vrai qu'au départ, quand je me suis lancée dans les études scientifiques, je ne savais pas que je finirais dans la myrmécologie... moi qui avait si peur de tout ce qui rampait et volait... des arthropodes en général (insectes, mille-pattes, araignées et scorpions...) unsure.gif

Après mon Bac S option Biologie (j'étais une nullité en maths et en physique... et c'est toujours le cas même à presque Bac+10 mrgreen.gif), je me suis lancée dans des études de bio à la fac; car je n'avait pas le dossier pour rentrer en prépa ou en école d'ingénieur...

Puis j'ai fait un DEUG Sciences de la Vie (2 ans) auquel s'est succédé une Licence BOPE (Biologie des Organismes, des Populations et des Ecosystèmes), ce qui, avec le nouveau système universitaire LMD, équivaut maintenant à une Licence d'écologie en 3 ans. Au cours de ma licence, j'ai commencé à "toucher du doigt" l'entomologie... contre tout attente ça me plaisait beaucoup! surtout la systématique et l'identification à vrai dire... J'ai aussi eu mes premiers cours sur les sociétés animales (et pas que des inesctes! mrgreen.gif). Ces 2 modules étaient enseignés par celui qui aujourd'hui est un de mes directeurs de thèse...

Puis j'ai enchaîné sur un Master 1 d'écologie à partir duquel j'ai fait mon premier stage de recherche avec ce professeur-chercheur au CNRS Alain Dejean. Je me suis obstinée pour qu'il me prenne en stage avec lui sur les fourmis... Ainsi, premier stage de recherche, première mission de terrain en Guyane, premier pas en myrmécologie, et plus particulièrement sur les interactions fourmis-plantes et la systématique.... et c'est là que je rencontre mon future co-directeur de thèse, Jacques Delabie, un systématicien de fourmis d'Amérique du Sud. victory.gif

Puis là je tente de décrocher une place pour suivre le Master 2 Recherche Systématique, Evolution et Paléontologie à Paris, co-habilité par le Museum National d'Histoire Naturelle et l'Université Pierre et Marie Curie... Mais ils égarent mon dossier... ph34r.gif et je me retrouve obligée de combler une année en attendant de retenter l'année d'après... Qu'à cela ne tienne, je fais une année de recherche dans le même labo que précédemment mais encadrée par un autre chercheur de l'équipe, Jérôme Orivel. J'ai fait un stage de recherche sur la diversité des fourmis des Causses aveyronnais et l'efficacité des méthodes d'échantillonnage habituellement utilisée en milieu tropical.

Après ça, je retente le M2 à Paris... dance37yb.gif Cette année a été intellectuellement très riche! Mon stage de recherche du second semestre s'est fait sur la diversité des fourmis de litière de Guyane, et j'ai du aller au Brésil, dans le labo de mon "futur" co-directeur de thèse pour identifier tout ça. (Trop dure la vie! mrgreen.gif)

Et là... après le M2... traversée du désert... pendant 1 an j'ai tenté de décrocher une bourse de thèse pour continuer dans la recherche... j'ai failli arrêter... unsure.gif Après un échec cuisant, je décroche enfin une bourse de thèse en Guyane pour 3 ans avec mon premier encadrant, Alain Dejean, mon directeur de thèse actuel avec Jacques Delabie.

C'est ainsi que ma première année de thèse touche à sa fin en Octobre 2009... Pendant Encore 2 ans, je vais avoir la chance d'étudier la diversité des fourmis de la litière de Guyane... beaucoup d'écologie, mais aussi de systématique... le rêve de tout myrmécologue! blush2.gif

Moralité de l'histoire: rien ne sert de courir il faut partir à point! mrgreen.gif Non sérieusement... Je n'ai pas de recette magique mais je crois qu'il faut être patient, extrêmement motivé et obstiné, ne pas avoir peur de bosser dur et de prendre des tartes dans la tête, compter un peu sur la chance, et surtout rester naturel et ne pas manipuler les gens ou les prendre pour des imbéciles, et accessoirement (c'est plus qu'accessoire en fait...) maîtriser l'anglais...!
Hydraméthylnon
Joli parcours Kinette, pas si atypique que ça.

Moi, je partais sur l'éthologie des loups et je me suis retrouvé sur la biogéographie et génétique des populations des escargots endémiques de Polynésie après quelques pirouettes en géologie, microbiologie, statistique, génétique... J'ai ensuite basculé sur la protection des espèces menacées quand tout ça a commencé à s'éteindre en masse, pour finir dans la lutte contre les envahissantes puisque c'est à cause d'elles que ces extinctions ont eu lieu et ont encore lieu ...
NB: C'est bénévole : Je suis payé pour réparer des ordis, ça veut tout dire.

J'ai connu un thésard en botanique qui a fini sur les lépidoptères avant d'ouvrir un magasin de vélos, un autre qui faisait des petits CDD dans un labo d'ornithologie et toujours sans titularisation en vue au bout de 10 ans, un autre copain qui a 10 ans de recherche en génétique et biogéographie et qui n'est toujours pas titularisé. Il a basculé, comme moi, dans la biologie de la conservation (des espèces), lui sur des financements d'organismes privés ou semi-privés (Zoos et musées) : Il n'y a pas de place pour tout le monde même pour les plus pointus, les plus rares, surtout en recherche fondamentale. Il faut bien comprendre que les hauts scientifiques (au sens "pointus", "spécialisés") se répartissent entre deux grandes branches aux financements très différents : La recherche fondamentale et la recherche appliquée.

Comme la recherche appliquée tente de répondre à des cas précis et souvent critiques, par exemple pour tenter de sauver un secteur économique genre les super-invasives (animales comme végétales), les sous sont plus abondants, disons moins rares, qu'en recherche fondamentale bien que le niveau de compétence requis soit le même.

Il faut dire aussi que la frontière entre les deux est assez ténue : Toute action de recherche appliquée, normalement, est précédée par un état des lieux, un inventaire préliminaire, et suivie par un bilan, un inventaire de résultats. En fondamental aussi, forcément, mais les résultats "appliqués" sont toujours plus abondants que chez les autres, sont un pain béni pour la recherche fondamentale qui n'a pas les moyens de se payer de tels inventaires mais à condition de ne pas rater le coche : Combien d'échantillons ramassés dans un but très précis, très appliqué, partent directement à la poubelle parce qu'aucun labo de recherche fondamentale ou musée ne s'organise ($$) pour les récupérer à ses propres fins ? Des tonnes ...

Bien sûr, les résultats "appliqués" sont hyper-ciblés et ne peuvent prétendre à l'exhaustivité, à être complets, mais qui peut y prétendre sur autant d'hectares ? Ils sont fiables pour ce qu'ils sont, charge alors au fondamental de procéder à des sondages complémentaires (du point de vue méthodologique) pour tenter d'embrasser cet exhaustif qu'il atteint extrêmement rarement de toute façon. De plus, le fondamental n'est pas la science de l'exhaustivité mais celle de la recherche de l'inconnu et, l'inconnu, c'est pas ça qui manque !

L'appliqué est aussi une recherche de l'inconnu mais qui se donne un objectif bien plus pointu, bien plus difficile que le fondamental : Obtenir le plus rapidement possible un changement significatif de la cible en limitant au maximum, normalement, les effets de bord, les "dégâts collatéraux". Les inconnus à maîtriser sont bien plus nombreux et bien plus critiques, en plus du contrôle de la connerie humaine qui pointe obligatoirement son nez dès qu'il y a du fric à faire ou/et des occasions en or de se faire mousser personnellement : Le fondamental attire plus ces derniers, les carriéristes aux "beaux CVs", forcément puisque "pas de budget" mais l'appliqué a bien droit aux deux types de parasites sociaux, les carriéristes et les requins de la finance (...)

Je suis, pour ma part, un "fondamental" qui finit de basculer dans "l'appliqué" par nécessité et évidence (cf. La 2e vague). Je suis loin d'être le seul, de plus en plus de monde bascule ainsi : La biosphère se désintègre partout sous les coups de l'homme, de plus en plus vite et de plus en plus en profondeur. Les scientifiques ne peuvent pas ne pas le constater, garder la tête dans le sable : C'est partout.

Donc, comment devenir myrmécologiste (c'est valable pour n'importe quelle autre spécialité) est une question de hasard, de pif, de clairvoyance, de résistance à la frustration, d'éthique et, surtout, de grande volonté : Il n'existe aucun parcours en ligne droite une fois passée la licence de bio, ou alors c'est très suspect. Il faut savoir s'adapter, enchaîner les 180° "fingers in the noze" mais sans perdre son cap. Les opportunités sont tellement rares que personne ne peut prédire son parcours réel, juste la direction d'ensemble, et encore, si la chance est là : botaniste +7 vendeur de vélos, thésard tropicaliste au Groenland, traversées de déserts sur plusieurs années, ...

Chance, grande obstination, grande attention, plus trois sous d'intelligence pragmatique et une bonne tonne d'anglais.
Accroche-toi, Jeannot : Si tu sais où tu veux arriver en gros, ça va bien tabasser mais ça passe !
victory.gif
Citrouille-Man
Merci pour ces éclaircissements Kinette et Hydra.

J'ai parlé avec quelqu'un cet été qui a fait une licence BOPE à Rennes, puis un sujet de Master sur l'influence du réchauffement climatique sur des guêpes solitaires parasitoïdes des pucerons du blé. Il souhaite ensuite faire de la recherche sur les amphibiens.
Hydraméthylnon
Tu peux préciser ?
- Certitudes : master : où ? qui ? quand ?
- Amphibiens : quoi (quel programme de recherche) ? où ? quel directeur de recherche ?

Ce n'est JAMAIS évident.

(des news sur les inclusions ?)
++
wink.gif
Citrouille-Man
Master ces deux dernières années à Rennes. Pour les amphibiens je ne sais pas plus que ça.

Ce que je voulais surtout dire, c'est qu'il a réussi à revenir sur les amphibiens après des stages sur les guêpes. D'après lui ça tient aussi au fait qu'il avait choisit comme thème le réchauffement climatique, et en particulier avec les guêpes. Donc après, il m'a dit que c'était plus facile de récupérer par exemple les amphibiens, en utilisant toujours le thème du réchauffement climatique.

(j'ai pas eu le temps pour les inclusions encore, j'ai un programme super chargé, et quand je suis libre, il fait trop froid pour les inclusions. Prochains tests avec la PFF, je ferai un up des sujets concernés)
Grimmjoww
Bonjour, j'ai quelques infos qui pourraient en éclairer certains!

Je souhaite faire de la recherche en éthologie(étude du comportement) chez les insectes sociaux, et en l'occurrence les fourmis!

Pour se faire, je suis entrer en Licence de Biologie à l'Université Claude Bernard Lyon 1 et ai choisit la mention Biologie des Organismes et des Populations (BOP) en 2° année!
Je vais bientôt attaquer ma 3° année, si je m'en sort avec une moyenne supérieure a 10 sur les 2 semestre à venir, je devrais avoir ma licence, j'espère toutefois faire un peu mieux^^ c'est toujours mieux d'aller en s'améliorant, les profs vous le diront!

Je compte ensuite poursuivre sur un Master 1 Recherche (M1R) en BOP également je pense (surement à Lyon) et poursuivre ensuite à Toulouse (noyau de la myrmécologie en France à ce que j'ai crut comprendre^^) sur un M2 Recherche (M2R) NEUROSCIENCES, COMPORTEMENT ET COGNITION!
Si je suis pris et que je réussit le Master, je pars en guerre pour une bourse doctorale et je vais étudier les fourmis à l'autre bout du monde s'il le faut, aucun problèmes pour ça en tout cas^^
L'important est d'entretenir son anglais et de ne pas avoir froid aux yeux!

Voici donc l'option LMD (Licence Master Doctorat) elle n'est pas de tout repos, il ne faut pascroire que la vie est un long fleuve tranquille, mais si on s'accroche, qu'on est téméraire et qu'on sait ce qu'on veut, on finit par obtenir gain de cause!

Je conseillerai aux nouveaux étudiants de licence de rechercher activement des stages, dès leur 1° semestre, et de montrer leur motivation à fond! Ne soyez pas laxistes (XD c'est moi qui dit ça^^)!

("Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais" victory.gif )

Si vous avez des questions, n'hésitez pas thumbsup.gif !
turok-rex
Très intéressant pour moi, qui compte depuis toujours entré la dedans, Merci beaucoup pour cette contribution ! worthy.gif
Grimmjoww
Tu en est ou dans les études?
turok-rex
Seconde pour le moment.Mais le temps passe vite ph34r.gif .
Teleutomyrmex
Un petit passage à Normal sup peut-il aider à ouvrir des portes ?

Je pense qu'il faut en partie se rapprocher des universités qui ont des "gros" laboratoires d'entomologie, et plus spécifiquement de myrmécologie (dans le but d'y faire des stages, et donc de commencer à se faire des "contacts").

Sur Paris, il existe 2 universités à ma connaissance qui ont des labos de myrmécologie : Paris 13 (http://www-leec.univ-paris13.fr/equipes/equipes.php) et Paris 6 (http://ecologie.snv.jussieu.fr/socialite/).

La master d'ethologie de Paris 13 semble idéal : http://www-leec.univ-paris13.fr/master/formationM1.php
Pour paris 6, il doit surement y avoir une formation similaire, mais impossible de mettre la main dessus mellow.gif.

Il y a également le Master "Ecologie, biodiversité, évolution" de l'ENS de Paris, mais pour y entrer il faut s'accrocher mrgreen.gif ...
hugo
Salut,

CITATION
Un petit passage à Normal sup peut-il aider à ouvrir des portes ?
Normale sup ouvre toute les portes. C’est la voie royale pour faire de la recherche en France.

Pour tes études, tout dépend de ce en quoi tu veux te spécialiser : physiologie, génétique, bioinformatique, physique, chimie, écologie comportementale, écologie évolutive, mathématiques, robotique… La myrmécologie n’est pas une fin en soit, c’est une discipline qui n’existe plus.
Pour la suite, à toi de voir, comment tu pourras travailler sur les fourmis dans la spécialité, que tu as choisit.

CITATION
Pour paris 6, il doit surement y avoir une formation similaire, mais impossible de mettre la main dessus.
http://www.ese.u-psud.fr/masterEBE/
C’est une formation bien plus ouverte que celle de Paris 13. Les ethologistes ne représentent aujourd’hui qu’une petite minorité dans la communauté des gens, qui travaillent sur les fourmis

CITATION
Il y a également le Master "Ecologie, biodiversité, évolution" de l'ENS de Paris, mais pour y entrer il faut s'accrocher.
J’ai fait ça, c’est humain. Le master BEE de Montpellier 2 est également réputé. Tu trouveras de nombreuses autres formations dans ce domaine en France.
Shaoran-kun
Je confirme (si besoin, il y a) les études (quelque soit le domaine, mais je peux principalement le confirmer dans ma branche, la biologie humaine) il n'y a pas d'étude qui te prépare à un sujet précis de recherche, tu fais des études spécialisées dans une science mais avec des cours assez variées, et c'est principalement tes stages, thèses, voire post doctorat (J'ai vu des gens faire une thèse sur un sujet et en changer du tout au tout en post doc)

Dans la science actuel, c'est plus les domaines techniques que Les domaines de sciences qui priment, par exemple deux personnes peuvent travaillés dans le même labo, sur le même sujet, même précis (L'allo et l'auto-immunisation fœtaux maternelle pour utilisé un sujet que je connais) et faire deux choses qui ont rien a voir, l'un fait de la modélisation protéomique sur l'anticorps en question, l'autre fait de l'expérimentation animal, un 3ème sera spécialisé dans la réalisation de test ELISA.

Je pense que ça doit pas vouloir dire grand chose, tous ces noms quand on est pas dans le domaine, mais c'est pour illustrer que il n'y a plus vraiment (à mon avis) de domaine scientifique stricte, il y a des techniques pour faire de la recherche sur un sujet précis, qui lui est contenu dans un domaine scientifique.
Pour faciliter de discours, ceux qui font de la taxonomie en recherche en utilisant la biologie moléculaire, ne font pas (ou assez peu) de l'étude sociologique et comportementale. (Mais c'est pas mon domaine, donc je peux pas l'affirmer, Hugo confirmera ou non)
Teleutomyrmex
Merci pour ces compléments d'informations smile.gif. Si je comprends bien c'est la croix et la bannière pour au final un résultat incertain (on ne bosse pas sur ce que l'on veut, mais sur les sujets dispo par défaut). Rajouter à cela la réforme Pecresse, il faut donc s'exiler dans des labo à l'étranger (ce qui sous-entend ne pas avoir de pied à terre).

En ce qui me concerne je me limiterai à l'amateurisme (ce qui n'est pas mal non plus happy.gif). Je mets un autre lien de master sur Paris pour les autres qui seraient intéressés par cette voie : le master « Evolution, Patrimoine Naturel et Sociétés » du MNHN.
IDEMYR
Bonjour !

Bin dis donc !!! Moi qui ai fondé l'IDEMYR ( l'institut dijonnais d'étude myrmécologique ) en 2001 et qui, faute de moyens pour le financer, cherche du boulot dans les fourmis pour le rendre plus concret, ça m'en bouche un coin de voir qu'on dois pour ainsi dire faire Science-Po pour ça. blink.gif En fait je ne demande pas mieux que de porter un pulvérisateur sans diplômes pour erradiquer Linepithema humile dans les pinèdes du Midi de la France ou pour introduire des Messor dans des sites pollués pour les remettre en herbes.

Le travail de labo ça ne me branche pas ! De très loin je lui préfère les mission sur le terrain puis de devoir classer mes rapports dans mon ordi, rendre des comptes et faire dans le relationnel.

Je retourne sur ce site où ça cause des métiers à fourmis. On verra bien !

A + ................................................................................
...............................................Patrice
56eme
Salut ! Je voudrais être chercheuse en myrmecologie et prof en faq.Je voudrais bien savoir si les études change si on fait prof ?Et combien de temps les études durerait ?
Merci worthy.gif
adamé
chercheur et prof en fac c'est la même chose.
Un chercheur C'est quelqu'un qui fait de la recherche, en général on le fait pendant et après un doctorat, pour avoir un poste d'enseignant-chercheur (beaucoup d'appelés, peu d'élus, malheureusement).
Le professeur d'université est le grade ultime (enfin, après la retraite, y a quand même la possibilité d'être professeur émérite) d'enseignant à l'université, avant faut déjà être Maitre de conférence.
Le doctorat c'est bac+8 : Un master (5 ans minimum) + un doctorat (2 ans minimum, souvent plus).
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