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Version complète: [FFC/News] - Paratrechina "presque" pubens - Peste agricole ou nuisance urbaine ?
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Hydraméthylnon
Coucou, revoilou la tueuse de GFF !

Traduction en dessous :

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Source : Associated Press - 5 août 2009
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Texas' `crazy' ants: Ag pest or urban annoyance?

By LINDA STEWART BALL (AP) – Aug 5, 2009

DALLAS — A species of ant that has ruined sewage pumps, fouled computers and made it difficult for homeowners to enjoy their yards has a new target: the honeybee.

The range of the so-called Rasberry crazy ant has more than doubled in the past year, creating a swath in 11 counties beginning near Houston and moving north, scientists say.

Given the ant's encroachment on livestock, hay bales and a few honeybee farms, some are trying to classify it as an agricultural pest, one that must soon be stopped.

"It really is spreading at an alarming rate and we need to do research now," said Danny McDonald, a Texas A&M University doctoral student who is examining the tiny creature's biology and ecology. "There's no time to wait."

But serious research requires serious dollars.

The Texas Department of Agriculture and U.S. Department of Agriculture will fund in-depth research on the Rasberry crazy ant, but only if it gets the pest classification. And to do that, state officials say more research must be done. It's a sticky Catch-22.

"This is absolutely idiotic," said Tom Rasberry, the exterminator for whom the ant is named because he fought against them early on. "If killing honeybees does not put it in the ag pest category I don't know what does."

Honeybees are needed to pollinate crops. Honey, about 4.9 million pounds produced in Texas last year, is a sweet byproduct.

Emerging by the billions during the warm, humid season, the reddish-brown insect is at its peak in August and September and appears resistant to over-the-counter ant killers. They are believed to have arrived in a cargo shipment through the port of Houston.

Rasberry, a member of a federal-state task force created last fall in part to bring about awareness of the invasive ant, says the government is not moving fast enough to eradicate the pests, which were first seen in Texas in 2002.

The ants — formally known as "paratrenicha species near pubens" — are called "crazy" because they wander erratically instead of marching in regimented lines. Although they eat stinging fire ants, they also feed on beneficial insects such as ladybugs and honeybees.

The USDA's Agriculture Research Service recently released about $30,000 for a yearlong study by Texas AgriLife Extension Service and A&M's Center for Urban & Structural Entomology to determine how quickly the ants are spreading.

"Our folks know this is a very serious issue and we're jumping on it to make sure we find a solution very quickly," said Bryan Black, Texas Department of Agriculture spokesman. "We want to protect agriculture and we want to protect the public, absolutely."

Critics say the initial study won't address the ant's food preferences, reproduction cycles, lifespan, temperature tolerance or effect on wildlife.

"There are literally thousands of things we need to find out to get on a fast track, otherwise we're going to do just like we did with the fire ant and wait until it was too late," Rasberry warned.

Steve Coplin, a fourth-generation commercial beekeeper in Alvin — about 30 miles south of Houston — said the ants began attacking his beehives nearly three years ago.

Initially, Coplin said, he'd just move his hives away from the infested areas but "now it's getting so widespread it's hard to keep up."

He said he's losing about 100 hives to the ants each year. At its peak, Coplin Bee Farms had about 2,500 hives, but colony collapse disorder and Hurricane Ike reduced the business to about 600 hives.

"Everything eats a honeybee — purple martins on down to dragonflies," Coplin said. "But the invasion of these ants is 100 times worse than anything I've seen. This is something new."

Apiculturists say the Rasberry crazy ants don't appear to be interested in the honey; they're after the brood. They invade the honeycomb cell and dine on larvae. When the bees escape, the ants take over the abandoned hive and lay eggs.

Coplin said he's forced to burn the infested hive and equipment. That's cost him about $30,000 so far.

As an area director for the Texas Beekeepers Association, Coplin said other apiarists experiencing similar ant problems call him for advice. They fear quarantines and aerial pesticides could wipe out their precious bees along with the ant invaders.

"I would much rather have the fire ant," Coplin said, explaining that fire ants usually just eat dead bees that have fallen from the hive. "Fire ants are not as aggressive. They might sting and hurt at worse, but these things, they just go in by the thousands."
On the Net:

* The Center for Urban and Structural Entomology: http://urbanentomology.tamu.edu

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Traduction :
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Les fourmis 'folles' du Texas : Peste agricole ou nuisance urbaine ?

Par LINDA STEWART BALL (Associated Press) – 5 août 2009

DALLAS — une espèce de fourmi qui a ruiné des pompes à vidange, bloqué des ordinateurs et rendu la vie difficile dans leurs jardins à de nombreux propriétaires a une nouvelle cible à présent : Les abeilles.

Selon les scientifiques, l'extension des Fourmis Folles de Rasberry, ainsi nommées, a plus que doublé au cours de l'année dernière, recouvrant une surface s'étalant sur 11 comtés, depuis les environs de Houston et vers le Nord.

Etant donné sa colonisation sur le bétail, les foins et les fermes apicoles, certains essayent de la faire rentrer dans la liste des pestes agricoles, parmi celles à stopper au plus vite.

"Elle avance vraiment à un rythme alarmant et nous devons faire des recheches maintenant", dit Danny McDonald, un étudiant en thèse à l'Université du Texas A&M qui étudie la biologie et l'écologie de cette minuscule créature. "Il n'y a pas de temps à perdre."

Mais les recherches sérieuses nécessitent des dollars sérieux.

Le Texas Department of Agriculture et le U.S. Department of Agriculture vont financer des recherches en profondeur sur la fourmi folle de Rasberry mais à la condition qu'elle soit intégrée à la liste des nuisibles. Les représentants de l'état répondent qu'il faut d'abord faire plus de recherches. Un joli cercle vicieux.

"C'est complètement débile" dit Tom Rasberry, l'applicateur qui a donné son nom à la fourmi parce qu'il l'a identifiée très tôt. "Si tuer les abeilles ne la range pas dans la catégorie des pestes agricoles, je ne sais pas ce qu'il faut faire."

On a besoin des abeilles pour polliniser les cultures. Le miel, environ 2.8 million de kilos produits au Texas l'an dernier, en est un produit dérivé.

Apparaissant par milliards pendant la saison chaude et humide, l'insecte brun-rouge atteint son pic entre août et septembre et se montre résistant à tous les produits en vente libre. On pense qu'elles sont arrivées par un cargo au port de Houston.

Rasberry, membre d'un groupe de travail de l'état fédéral créé à l'automne dernier en partie pour alerter sur cette fourmi envahissante, dit que le gouvernement ne réagit pas assez vite si l'on veut les éradiquer, alors qu'on les a découvertes au Texas en 2002.

Ces fourmis — précédemment connues en tant que "Paratrechina sp. presque pubens" — sont dites "folles" parce qu'elles se déplacent de façon erratique plutôt qu'en colonnes. Bien qu'elles mangent les Grandes Fourmis de Feu, elles se nourrissent aussi d'insectes utiles comme les coccinelles et les abeilles.

Le Service de la Recherche Agricole de l'USDA a récemment alloué 30.000 dollars à une étude d'un an au Texas AgriLife Extension Service et au A&M's Center for Urban & Structural Entomology afin de déterminer à quelle vitesse les fourmis se dispersent.

"Nos équipes savent que c'est un problème très grave et on fonce dessus pour être sûrs de trouver une solution au plus vite", dit Bryan Black, porte-parole du Département de l'Agriculture du Texas. "Nous voulons protéger l'agriculture et nous voulons protéger le public, absolument."

Des critiques disent que cette étude initiale n'examine ni les préférences alimentaires de la fourmi, ni son cycle de reproduction, ni son espérance de vie, ni ses limites de tolérance en temperature, ni ses effets sur la faune sauvage.

"Nous avons vraiment des centaines de choses à trouver pour aller vite, sinon nous allons faire exactement comme avec la GFF, on va attendre jusqu'à ce que ce soit trop tard" a averti Rasberry.

Steve Coplin, un apiculteur de 4e génération à Alvin — à environ 45 km au Sud de Houston — dit que les fourmis ont commencé à attaquer ses ruches il y a à peu près trois ans.

Initialement, Coplin déplaçait ses ruches loin des zones contaminées mais "maintenant elle s'est tellement étendue que c'est difficile de suivre."

Il dit abandonner environ 100 ruches par an aux fourmis. A son apogée La ferme apicole de Coplin comptait environ 2.500 ruches mais les effondrements de colonies et le cyclone Ike ont réduit ce chiffre à environ 600 ruches.

"Les abeilles sont attaquées par beaucoup de choses — depuis les martins violets jusqu'aux libellules", dit Coplin, "mais l'invasion de ces fourmis est 100 fois pire que tout ce que j'ai pu rencontrer jusque là. C'est nouveau."

Selon les apiculteurs, la fourmi folle de Rasberry ne semble pas s'intéresser au miel, elles en ont après le couvain. Elles envahissent les cellules des rayons et se repaissent des larves. Quand les abeilles s'enfuient, les fourmis prennent possession de la ruche abandonnée et y font leurs oeufs.

Coplin se dit obligé de bruler les ruches et les équipements infestés, ce qui lui coûte environ au moins 30.000 dollars.

En tant que directeur de zone de l'association des apiculteurs du Texas, Coplin dit que les autres apiculteurs rencontrant le même problème s'adressent à lui pour avoir des conseils. Ils craignent que les services phytosanitaires et les épandages aériens de pesticides anéantissent leurs précieuses abeilles en même temps que les fourmis envahisseuses.

"Je préfèrerais vraiment avoir à faire à de la GFF", dit Coplin, expliquant que les GFF se contentent seulement de nettoyer des abeilles mortes tombées des ruches. "Les fourmis de feu ne sont pas aussi agressives. Elles peuvent piquer et faire très mal, soit, mais à part ça elles ne pullulent que par centaines."

Sur le Net:

* The Center for Urban and Structural Entomology: http://urbanentomology.tamu.edu

Voir aussi :

Fall Good Time To Get Upper Hand Over Fire Ants - Tyler Morning Telegraph - ‎Aug 5, 2009‎

Crazy Texas Ants Attacking Bees, Computers - NBC Dallas-Fort Worth - Aug 5, 2009

Texas sees invasion of Rasberry ants - WFAA - ‎Aug 5, 2009‎

Texas Battles Crazy Ants—Bees Are Latest Victim - Finding Dulcinea August 09, 2009

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k2rantitache
CITATION
Bien qu'elles mangent les Grandes Fourmis de Feu, elles se nourrissent aussi d'insectes utiles comme les coccinelles et les abeilles.

Une sp de Paratrechina qui lamine la grande fourmi de feu?
Ils savent ce qu'ils leur restent à faire aux USA. Introduire massivement cette "nouvelle espèce" dans les zones de GFF...............................mrgreen.gif

CITATION
A son apogée La ferme apicole de Coplin comptait environ 2.500 ruches mais les effondrements de colonies et le cyclone Ike ont réduit ce chiffre à environ 600 ruches.

blink.gif
va pas continuer longtemps sa ferme à ce rythme la!
Hydraméthylnon
CITATION(k2rantitache @ dimanche 16 août 2009 à 19:36) *
Une sp de Paratrechina qui lamine la grande fourmi de feu?
Ils savent ce qu'ils leur restent à faire aux USA. Introduire massivement cette "nouvelle espèce" dans les zones de GFF...............................mrgreen.gif
On pourrait aussi faire pareil, comme lutte bio, en médecine mondiale : Remplacer H1N1 par le virus d'Ebola.

CITATION(k2rantitache @ dimanche 16 août 2009 à 19:36) *
blink.gif
va pas continuer longtemps sa ferme à ce rythme la !
Ça m'en a tout l'air ...
Comme ils le disent, en plus, lorsque les premiers traitements US façon "Viet-Nam" / "pilonage préparatoire au débarquement de 1945" vont se faire contre elles, il y a de fortes chances que leurs abeilles fassent entièrement partie des "dégâts collatéraux".

Oreum domine et cum fili sancti ...
Citrouille-Man
C'est pas si étonnant que ça les chiffres de pertes d'abeilles, par comparaison avec d'autres endroits des usa ou il n'y a pas d'invasives. De toute façon, personne ne se bougera pour les abeilles, surtout aux usa. Il n'y a qu'à regarder les rapports français qui vous expliquent que les insecticides et ogm n'y sont pour rien dans la perte de vos ruches mrgreen.gif
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